Six arrestations après 25 meurtres à Garoua-Boulaï
Vingt-cinq personnes tuées à Garoua-Boulaï entre avril et août 2026. Six suspects interpellés par la Brigade anticriminalité de la DRPJ-Est. L'enquête se poursu...

Vingt-cinq personnes tuées à Garoua-Boulaï entre avril et août 2026. Six suspects interpellés par la Brigade anticriminalité de la DRPJ-Est. L'enquête se poursuit.
Une série d'agressions mortelles a endeuillé Garoua-Boulaï pendant cinq mois. Six suspects ont été interpellés et les scènes de crime reconstituées le 11 septembre 2026.
Garoua-Boulaï, ville frontalière de l'Est Cameroun. Entre avril et août 2026, vingt-cinq personnes y auraient perdu la vie. Des mototaximen. Un douanier. Un policier grièvement agressé.
Le 11 septembre 2026, les autorités ont reconstitué plusieurs scènes de crime. Six suspects ont été présentés à la presse. Des armes ont été saisies.
Une série d'agressions qui a duré cinq mois
Les faits s'étalent d'avril à août 2026. Pendant cinq mois, Garoua-Boulaï, ville frontalière de la République centrafricaine, a vécu sous la menace d'un réseau criminel. Vingt-cinq personnes auraient été tuées. Le chiffre n'a pas été confirmé par une source officielle, mais il revient dans plusieurs récits locaux.
Parmi les victimes présumées : plusieurs conducteurs de moto-taxis. Un douanier. Un policier grièvement agressé.
Le mode opératoire, tel qu'il est décrit par les autorités, est simple. Les suspects sollicitaient les services des mototaximen. Ils les attiraient vers des endroits isolés. Là, les victimes étaient tuées. Leurs motos emportées.
Six suspects interpellés par la Brigade anticriminalité
Le tournant de l'enquête intervient avec le déploiement de la Brigade anticriminalité de la Direction régionale de la Police judiciaire de l'Est (DRPJ-Est). Leurs investigations conduisent à l'interpellation de six individus.
Selon les premières informations communiquées, le groupe est suspecté d'avoir tué plusieurs victimes avant de s'emparer de leurs motos. Des armes et objets présentés comme ayant servi lors de certaines agressions ont été saisis.
Le 11 septembre 2026, les six suspects ont été présentés à la presse à Garoua-Boulaï, en présence des autorités administratives et judiciaires. Une enquête a été ouverte pour déterminer l'étendue des faits, établir les responsabilités individuelles et rechercher d'éventuels complices.
La reconstitution du 11 septembre
Le même jour, plusieurs scènes de crime ont été reconstituées. Les suspects ont été conduits sur les lieux. Les autorités judiciaires et administratives étaient présentes.
La reconstitution est une étape procédurale. Elle permet de confronter les déclarations des suspects aux constatations matérielles. Elle vise aussi à identifier d'éventuels témoins.
Aucun détail sur le déroulement précis de cette reconstitution n'a filtré. Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation officielle sur le nombre exact de scènes reconstituées.
Garoua-Boulaï, une ville sous tension
Garoua-Boulaï n'est pas une ville ordinaire. Située à la frontière avec la République centrafricaine, elle vit au rythme des flux migratoires, des échanges commerciaux et, parfois, des incursions armées.
En février 2026, la colère des mototaximen avait déjà éclaté après la découverte du corps sans vie de l'un des leurs à l'ancien cimetière Guidangmoutou, au quartier Cimencam. La justice populaire avait alors été évoquée.
En juin 2026, une femme et ses trois enfants avaient été retrouvés morts dans leur domicile. Un individu armé s'était introduit dans la maison pendant la nuit.
La même année, le 18 août, un glissement de terrain sur un site aurifère de Zamboï, côté centrafricain, près de Garoua-Boulaï, avait fait plus de cent morts.
La ville cumule les drames. Celui-ci a une particularité : il a duré cinq mois avant que des suspects ne soient interpellés.
Que s'est-il passé à Garoua-Boulaï en 2026 ?
Entre avril et août 2026, une série d'agressions mortelles a visé des conducteurs de moto-taxis, un douanier et un policier. Vingt-cinq personnes auraient perdu la vie.
Qui a été interpellé ?
Six suspects ont été interpellés par la Brigade anticriminalité de la DRPJ-Est. Ils ont été présentés à la presse le 11 septembre 2026.
Qu'est-ce que la Brigade anticriminalité de la DRPJ-Est ?
C'est une unité de la Direction régionale de la Police judiciaire de l'Est, basée à Bertoua, chargée de la lutte contre le grand banditisme dans la région.
Les suspects ont-ils été jugés ?
Non. L'enquête se poursuit. La date du procès n'a pas été annoncée.
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