MRC : le juge des référés se déclare incompétent sur la demande de mandataire judiciaire, de nouvelles procédures en vue

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré incompétent, le 17 septembre 2026, pour statuer sur la demande introduite par Willy Mengue, Georgette Laure Kamegne, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II contre le Mouvement pour la renaissance du…

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MRC : le juge des référés se déclare incompétent sur la demande de mandataire judiciaire, de nouvelles procédures en vue

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré incompétent, le 17 septembre 2026, pour statuer sur la demande introduite par Willy Mengue, Georgette Laure Kamegne, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II contre le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Les trois anciens militants demandaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé d’intervenir dans le fonctionnement du parti.

La juridiction était saisie dans le cadre de deux référés d’heure à heure engagés par les requérants. Dans son ordonnance, le président du tribunal les a renvoyés « à mieux se pourvoir » avant de déclarer la juridiction « incompétente ratione materiae ». Les demandeurs ont également été condamnés aux dépens. La décision met ainsi fin à cette procédure devant le juge des référés, sans trancher les contestations de fond portant sur la direction et le fonctionnement du MRC.

Les trois demandeurs n’étaient pas présents lors de l’audience du 17 septembre. Ils avaient également été absents à l’audience du 15 septembre, au cours de laquelle leurs conclusions avaient été déposées par un collaborateur de leur avocat, Me Francis Bipan. Ces conclusions maintenaient notamment la demande de désignation d’un mandataire ad hoc chargé, selon les requérants, de « normaliser » le fonctionnement du parti.

Après l’ordonnance, Georgette Laure Kamegne a indiqué sur sa page Facebook que les requérants entendaient poursuivre leurs démarches. Elle considère que la décision ne règle pas la contestation qu’ils portent sur la légitimité des instances nationales du MRC et sur leur capacité à organiser une convention et à délivrer les investitures du parti pour les prochaines élections législatives et municipales.

Elle annonce ainsi la poursuite de procédures destinées, selon elle, à obtenir une mise en conformité du fonctionnement du parti. L’ordonnance du 17 septembre ne permet toutefois pas, à elle seule, d’identifier la juridiction ou la procédure qui pourrait désormais être saisie : le dispositif rendu public se limite à constater l’incompétence matérielle du juge des référés et à renvoyer les demandeurs à mieux se pourvoir.

Le MRC annonce à son tour une procédure

De son côté, Me Hippolyte Meli Tiakouang, membre du collectif d’avocats défendant le MRC, a annoncé une nouvelle initiative judiciaire contre les trois requérants. Selon lui, le parti attendra l’expiration d’un délai de quinze jours à compter de la signification de la décision avant d’engager une procédure en dédommagement pour des faits qu’il qualifie d’« agissements frauduleux » et de procédures « abusives et vexatoires ».

Cette qualification émane de la défense du MRC et n’a pas, à ce stade, fait l’objet d’une décision judiciaire dans le cadre d’une éventuelle action en dommages et intérêts.

La procédure achevée le 17 septembre avait été engagée dans un contexte de conflit interne au MRC. Willy Mengue, Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II avaient saisi le tribunal pour contester le fonctionnement de la direction du parti. Tous trois ont depuis été exclus du MRC par ses instances disciplinaires.

Thierry Christophe Yamb

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