Firmin Bakabe prend la défense du Général de Brigade Tobie Gabriel Ngolo Ngomba

Firmin Bakabe est le Président de l'Association pour la Promotion de la Démocratie, du Développement Économique et Social et de la Protection des Droits de l'Ho...

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by Firmin Bakabe3 min read
Firmin Bakabe prend la défense du Général de Brigade Tobie Gabriel Ngolo Ngomba

Firmin Bakabe est le Président de l'Association pour la Promotion de la Démocratie, du Développement Économique et Social et de la Protection des Droits de l'Homme au Cameroun et en Afrique.

Pris pour cible sur les réseaux sociaux, le patron de la RMIA2 de Douala reçoit un soutien appuyé de la société civile.

Depuis quelques jours, le Général de Brigade Tobie Gabriel NGOLO  NGOMBA, nouveau Commandant de la 2e Région Militaire Interarmées de Douala, est la cible d'une violente cabale sur les réseaux sociaux. Face à ces attaques, Firmin Bakabe monte au créneau. Dans une tribune ferme parvenue à notre rédaction, le président de l'APRODEC dénonce des accusations anonymes et défend le parcours d'un officier qu'il présente comme un modèle de méritocratie.

" Il faut que cela soit dit. Et il faut que ce soit dit clairement."

Depuis quelques jours, je lis sur les réseaux sociaux une cabale indigne, faite de commentaires anonymes, de ragots de couloir et de jalousies mal déguisées, visant le Général de Brigade Tobie Gabriel NGOLO NGOMBA.

Je ne suis ni militaire, ni membre de sa famille, ni militant d'un clan supposé ou réel.

À toutes fins utiles Je suis un simple citoyen camerounais qui refuse que l'on salisse, dans l'anonymat lâche d'un clavier, un serviteur de l'État dont le parcours force le respect. On ne doit pas tout sacrifier même dans le mécontentement le plus justifié ou la colère la plus légitime. Il faut préserver les étoiles, épargner veux qui se distinguent par leur excellence et intégrité à servir la Nation. Une colère ou un mécontentement qui ne sépare pas le bon grain de l'ivraie est pire que l'injustice. 

Car de quoi parle-t-on au juste ? On parle d'un officier issu de la promotion 1993-1996 de l'École Militaire Interarmées, qui n'a jamais bénéficié d'aucun passe-droit. Qui a gravi chaque échelon à la sueur de son treillis. Formateur de commandos, commandant de compagnie, chef de centre d'instruction, puis chef d'État-Major de la Garde Présidentielle. C'est sous son commandement que des générations de commandos ont appris à tenir plus de 400 kilomètres en terrain hostile. Cela ne s'obtient pas par l'intrigue. Cela s'obtient par la rigueur.

On parle d'un major de l'École Internationale de Guerre de Yaoundé. Que ceux qui ironisent aillent se renseigner sur ce que signifie être major de l'École de Guerre. Ce n'est pas une nomination de copinage, c'est la sanction d'un concours intellectuel impitoyable où seule surnage l'excellence stratégique.

On parle aujourd'hui du commandant de la 2e Région Militaire Interarmées de Douala. L'une des zones les plus sensibles du pays, où se jouent à la fois la sécurité de notre façade maritime, la protection de notre poumon économique et la stabilité de toute la côte. On n'envoie pas un homme à Douala par hasard. On y envoie celui en qui la haute hiérarchie a toute confiance.

Alors que lui reproche-t-on au fond ? D'être jeune ? D'être le plus jeune Général de sa génération ? Faut-il désormais s'excuser d'être compétent trop tôt ? Depuis quand la valeur devrait-elle attendre le nombre des années dans notre armée ?

Cette cabale est révélatrice d'un mal bien camerounais : nous célébrons l'excellence à l'étranger, mais nous la soupçonnons systématiquement chez nous. Nous préférons le mythe du Général qui aurait réussi par des réseaux occultes à la réalité, plus simple et plus exigeante, d'un homme qui a travaillé.

J'ai vu des commentaires parler de ce qu'ils ignorent, juger un parcours qu'ils n'ont jamais approché et salir un nom qu'ils ne portent pas.

Le Général NGOLO NGOMBA n'a pas besoin que je le défende. Son dossier le défend. Ses hommes le défendent. Son étoile le défend.

Mais notre armée, elle, a besoin que nous, citoyens, ne laissions pas faire. Une armée qui voit ses meilleurs cadres traînés dans la boue numérique sans qu'aucune voix ne s'élève pour rétablir la vérité est une armée que l'on affaiblit.

Moi, je choisis de dire ceci : merci, mon Général, pour le service rendu. Et bon commandement à Douala. Le terrain vous attend. C'est là que vous avez toujours été le meilleur, loin des bruits de couloir et des commentaires Facebook.

Avec respect.

Firmin Bakabe

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