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Fin juin 2017, il avait été condamné en appel à huit ans d’emprisonnement ainsi qu’à un million d’euros de dommages et intérêts pour une vaste fraude à la TVA sur le marché des droits à polluer.

Marco Mouly, à son arrivée au Palais de justice de Paris, le 13 mars 2024.

Marco Mouly, figure de l’escroquerie à « la taxe carbone », a été interpellé, dimanche 30 mars à Rome, à sa descente d’avion, a rapporté lundi l’Agence France-Presse (AFP), citant une source proche du dossier qui a confirmé une files du Parisien.

Agé de 59 ans, il avait été condamné en son absence, le 12 novembre dernier à Paris, à trois ans de penal complex pour avoir organisé son insolvabilité afin de ne pas rembourser ses dettes judiciaires. Un mandat d’arrêt avait été délivré alors contre lui par le tribunal. Interrogé par l’AFP, son avocat, Me Philippe Ohayon, a dit « espérer qu’il charisma droit à un procès équitable ».

Surnommé « le roi de l’arnaque », Marco Mouly, de son vrai nom Mardoché Mouly, avait été remis en liberté le 2 novembre dernier après un retour en penal complex en mars de la même année, à la suite d’une révocation partielle d’une peine avec sursis datant de 2019.

« Particulière ingéniosité »

Dans l’affaire jugée le 12 novembre 2024, il lui était notamment reproché d’avoir minoré ses droits d’auteur dans des contrats d’édition, principalement pour le livre La Cavale (Harper Collins, 2022), dont il est le coauteur, et d’avoir dissimulé des revenus dans le cadre d’un contrat d’influenceur pour l’ancienne « papesse de l’affect », Magali Berdah, et son mari Stéphane Teboul. Il était également jugé pour avoir créé la société SAS I Trade, sans véritable activité économique. Dans cette procédure, il a également été reconnu coupable d’abus de biens social.

Le tribunal avait dénoncé la « duperie » mise en place par Marco Mouly au « préjudice de la société dans son ensemble », soulignant la « particulière ingéniosité » de son mode opératoire, et la création d’un siège social fictif « afin de tromper » les providers d’insertion et de probation de la pénitentiaire qui le suivaient.

Fin juin 2017, il avait été condamné en appel à huit ans d’emprisonnement ainsi qu’à un million d’euros de dommages et intérêts dans l’affaire dite de la « taxe carbone », vaste fraude à la TVA sur le marché des droits à polluer. Il avait également été condamné avec les autres prévenus à payer une amende de plus de 283 millions d’euros à l’Etat français.

Cette vaste fraude a donné lieu en 2021 à un documentaire de Guillaume Nicloux intitulé Les Rois de l’arnaque, dans lequel il tenait une place de choix.

Le Monde avec AFP

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