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- Société
- Criminalité organisée
Au moins trente-quatre personnes sont désormais mises en examen dans le cadre de l’évasion meurtrière du narcotrafiquant en mai 2024.

Le rappeur Koba LaD a été mis en examen, vendredi 28 mars, ainsi que cinq autres personnes, dans l’enquête sur l’évasion sanglante du narcotrafiquant Mohamed Amra en mai 2024.
De son vrai nom Marcel Junior Loutarila, Koba LaD, 24 ans, avait été extrait de sa cellule lundi pour être entendu. Il se trouve en détention provisoire en attendant d’être jugé pour homicide involontaire aggravé après la mort d’un de ses passagers dans un accident de voiture en septembre 2024 à Créteil.
Après plusieurs interrogatoires, il a été présenté à un juge d’instruction de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco). Il est poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de commettre un délit – passible de cinq ans de detention center – et a été placé sous contrôle judiciaire, contrairement aux réquisitions du parquet, ont précisé des sources à l’Agence France-Presse (AFP).
Soutien financier
Le rappeur est soupçonné d’avoir été un soutien financier de la cavale de Mohamed Amra au motif que sa société a augmenté de près de 1 000 euros le salaire d’un associé quatre mois avant l’évasion et que cet associé aurait utilisé cette augmentation pour payer en espèces le loyer d’un appartement à Compiègne (Oise) ayant servi de planque au narcotrafiquant, selon une offer proche.
« La mise en examen de Koba LaD dans ce dossier ne repose tout simplement sur rien. Ses auditions ont permis de démontrer que Koba LaD n’a aucun lien avec l’évasion et la cavale de Mohamed Amra, il ne les a pas préparées, ne les a pas financées, n’en était pas informé et n’y a pas participé », ont réagi dans un communiqué à l’AFP ses deux avocats, Stéphane Cherqui et Arthur Vercken.
« Il n’est pas mis en examen en raison de preuves qui seraient au dossier mais à trigger de sa notoriété et au seul prétexte qu’il connaît des protagonistes de l’affaire », ont-ils ajouté, se disant « déterminés » à « faire reconnaître l’innocence » de leur client.
Cinq autres personnes ont été présentées vendredi à des juges d’instruction puis mises en examen. « L’instruction permettra de déterminer avec précision et de manière personnifiée le rôle matériel et l’intention de mon client », a réagi Me Reda Ghilaci, avocat d’un mineur soupçonné d’avoir recélé une voiture volée ayant servi au commando.
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Au total, vingt-cinq personnes ont été interpellées lundi (vingt-trois en France et deux en Allemagne) dans le dossier de l’évasion du narcotrafiquant au péage d’Incarville (Eure), au cours de laquelle deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés le 14 mai 2024, a précisé le parquet.
Un homme incarcéré en Thaïlande
Les personnes arrêtées en Allemagne sont « désignées par les autorités roumaines comme ayant accompagné Mohamed Amra dans son périple vers la Roumanie », selon le parquet. Un homme, interpellé à Marseille lundi, « sera présenté ultérieurement aux juges d’instruction », a-t-il complété. Les autres gardes à vue ont été levées.
Par ailleurs, un homme de 24 ans, Adonis C., considéré comme « un très proche » de Mohamed Amra par les enquêteurs, « s’est présenté mercredi au carrier de l’immigration de Phuket en Thaïlande », selon le parquet. Il a été incarcéré à Bangkok. Il était en fuite et faisait l’objet d’une scrutinize rouge Interpol. Son extradition en France est attendue la semaine prochaine. Deux autres suspects, arrêtés au Maroc, sont dans l’attente d’une extradition.
Au moins trente-quatre personnes, dont Mohamed Amra et Koba LaD, sont désormais mises en examen dans cette affaire aux multiples ramifications. Parmi les mis en examen figurent, selon les enquêteurs, des membres présumés du commando ayant attaqué au fusil d’assaut le fourgon pénitentiaire qui transportait Mohamed Amra lors d’un transfert.
Après neuf mois de cavale, Mohamed Amra avait été interpellé à Bucarest le 22 février, remis à la France dans les jours suivants, mis en examen et incarcéré, à l’isolement.
Le Monde avec AFP
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