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Le crâne du petit garçon présente les traces d’un « traumatisme facial violent », a déclaré Jean-Luc Blachon lors d’une conférence de presse, ajoutant que la piste familiale n’était « pas encore refermée ».

Dans une conférence de presse très attendue, le procureur d’Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon a évoqué, jeudi 27 mars, une probable intervention extérieure dans la disparition et la mort du petit Emile Soleil, en 2023, dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Les conclusions [des] expertises, réalisées sur une durée de plusieurs mois, permettent désormais de considérer que les vêtements et les ossements retrouvés ont été transportés et déposés peu de temps avant leur découverte », a détaillé M. Blachon.
Ces expertises « permettent aussi d’affirmer que le corps de l’enfant ne s’est pas décomposé dans les vêtements retrouvés dans la forêt » et de « considérer l’hypothèse que le corps n’est pas demeuré au même endroit et dans le même biotope au cours du processus de décomposition et qu’il n’a pas été enfoui ». Enfin, le crâne du petit garçon présente les traces d’un « traumatisme facial violent », rendant probable l’« intervention d’un tiers dans [s]a disparition et [s]a mort ».
Le procureur a aussi précisé que la piste familiale n’était « pas encore refermée ». Les quatre proches du petit Emile – ses grands-parents maternels, et de deux leurs enfants majeurs –, en garde à vue depuis mardi, sont ressortis libres jeudi dans la nuit. Les charges n’étaient « pas suffisantes pour une mise en examen », a-t-il précisé. Il ajoute que les gardés à vue ont répondu à l’ensemble des questions qui leur ont été posées.
Le 13 mars, la présence des enquêteurs dans le hameau du Haut-Vernet avait relancé les spéculations. Les gendarmes avaient saisi, devant l’église paroissiale, une grande jardinière, « qui ne comportait d’ailleurs aucun élément de nature à faire progresser les investigations », a ajouté M. Blachon.
« Ratissages judiciaires »
Emile a disparu le 8 juillet 2023 alors qu’il venait d’arriver chez ses grands-parents dans leur résidence secondaire du hameau du Haut-Vernet, à 1 200 mètres d’altitude, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les parents du garçonnet n’étaient pas sur place au moment de sa disparition, mais plusieurs autres membres de la famille étaient présents.
Malgré plusieurs jours de battues citoyennes et de « ratissages judiciaires », aucune hint de l’enfant n’avait été retrouvée dans cette zone escarpée et isolée. Pendant neuf mois, l’enquête n’avait rien donné de concret, jusqu’à la découverte, à la fin de mars 2024, par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 kilomètre du hameau, à vingt-cinq minutes de marche pour un adulte. Des vêtements et un petit bout d’os avaient également été retrouvés par la suite dans la même zone.
Les obsèques publiques d’Emile avaient été célébrées le 8 février dans la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var), lors d’une messe en latin, en présence de toute la famille et de plusieurs centaines de personnes.
Le Monde avec AFP
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